Bien que la vigne soit un végétal peu fragile, elle demeure tout de même sensible à de nombreuses maladies, insectes et conditions climatiques. Les plus connus de ses ennemis sont le mildiou, l'oïdium, la pourriture ou bien encore le phylloxera. Découvrez notre article sur les symptômes de ces maladies, leur description et la façon de protéger vos vignes pour récolter de parfaits raisins en bonne santé.

  

Préambule : Prévention & Choix de variétés résistantes

Avant toute chose, il faut savoir qu'il existe de nombreux possibilité permettant de diminuer l'impact ou la présence de maladies sur vos pieds de vigne :

  • L'exposition de votre cep de vigne au soleil et le binage de votre terre permettront de favoriser la circulation de l'air et l'écoulement de l'eau qui diminueront ainsi l'humidité associée et tous les risques liés à cela. Votre position géographique peut également être un atout ou non, sachant que les régions sèches seront moins disposées à ce genre de maladies.
  • La plantation de vignes en petites quantités est également un atout pour les jardiniers amateurs. En effet, ce sont surtout les grands vignobles sur plusieurs hectares qui risquent d'être touchés par les maladies car la concentration en sera d'autant plus grande. A l'échelle d'un particulier dans un jardin ou une serre, le risque demeure plus faible s'il ne se trouve pas à proximité directe d'autres vignes.
  • Une inspection régulière de vos pieds de vignes permettra également de traiter le problème au plus tôt et éviter qu'il se développe trop sur le pieds en question et soit transmis à ses voisins.

  

Une autre façon de prévenir la présence de maladies est d'opter pour des cépages moins fragiles. En l'occurence, il existe des variétés de plants de vignes résistants aux maladies. Ces cépages, souvent greffés sur des pieds Américains, bénéficient ainsi de leur robustesse tout en gardant leur goût et saveur caractéristique. Ils ne nécessitent presque jamais de traitement et, selon les variétés, seront également immunisé face à de nombreuses autres problématiques liés aux insectes, au froid ou au sol.

  

Le mildiou de la vigne

Le mildiou (Plasmopara viticola) est causé par une algue-champignon microscopique s'attaquant aux feuilles et aux grappes de raisin. Il se conserve en hiver sous la forme d'oeufs d'hiver (spores) dans les feuilles mortes tombées à terre. Ses dégâts peuvent être considérables et réduire à néant une production, voire même affaiblir la souche pour les années à venir s'il s'agit d'une forte attaque non traitée.

Symptômes

Des tâches jaunâtres (similaires à des tâches d'huile) apparaissent généralement sur les feuilles en tant que premier symptôme de la maladie, puis le dessous de la feuille se couvre d'un léger feutrage ou duvet blanc qui a terme donnera à la feuille un aspect grillé marron. Du côté des grappes, cette maladie entraînera un brunissement des grains puis un dessèchement et une déformation de la grappe qui donnera un aspect de raisins secs.

Causes

L'un des facteurs favorisant l'apparition du Mildiou est lié à la météo et aux conditions climatiques. En effet, des temps humides et pluvieux, mêlés à des températures entre 11 et 30 degrés seront propices à son apparition. De même, un trop fort entassement du feuillage favorisera sa transmission sur différents parties d'un pied, ou entre différents plants de vigne.

Lutte 

Au delà des conseils généraux, certains actions complémentaires peuvent permettre de prévenir ou limiter les dégâts du mildiou. Le premier serait de ramasser et bruler soigneusement les feuilles tombés à l'automne pouvant abriter des oeufs. Ensuite, une taille adéquate permettra une meilleure aération et moins de proximité entre les feuilles. Par la suite, un traitement par pulvérisation à base de cuivre tel que la bouillie bordelaise par exemple permettra de lutter face à cette maladie. Néanmoins, si la vigne est déjà en phase de floraison, cela peut-être trop tard car le risque de brûlure serait important.

En savoir plus

Pour en découvrir davantage sur le Mildiou de la vigne, l'identifier et agir de façon naturelle, vous pouvez consulter l'article très complet d'Aurélien, phytopathologiste, auteur et jardinier amateur passionné par la culture de légumes sains, exempts de pesticides sur la page du site Tous au Potager

  

L'oïdium de la vigne

L'oïdium (Uncinula necator) est une maladie cryptogamique (causée par un champignon filamenteux microscopique) originaire d'Amérique du Nord mais eportée depuis partout en Europe et notamment sur le pourtour méditerranéen.  

Symptômes

Sur les jeunes rameaux, va se développer au printemps le mycélium issus de bourgeons contaminés l'année précédent. Cela sera caractérisé par des tâches grisâtres irrégulières et poudreuses. Petit à petit, il va également s'attaquer à la feuille de la vigne provoquant également des tâches d'huiles pouvant être confondues avec le mildiou, mais se convertira ensuite pour déformer la feuille, la décolorer en leur donnant une apparence poussiéreuse blanche ou grisâtre. Quant aux grappes, elles peuvent subir un dessèchement partiel ou total, avec des grains contaminés recouverts d'une fine poussière grisâtre puis de nécroses noires donnant une forte odeur de moisissure.

Causes   

Encore une fois, l'un des facteurs favorisant l'apparition de cette maladie de la vigne est lié à la météo et aux conditions climatiques. En effet, l'oïdium se développe rapidement quand les températures montent au delà de 12 degrés et que l'humidité passe les 40%. De même, l'ombre va permettre à cette humidité de s'installer plus facilement, il est recommandé de planter les pieds sensibles au maximum au soleil. Tout comme le vent, qui va disperser la maladie sur d'autres pieds, sauf s'il est sec où dans ce cas là il aura un effet positif en perturbant le développement du pathogène.

Lutte

Au delà des conseils généraux, certains actions complémentaires peuvent permettre de prévenir ou limiter les dégâts de cette maladie : Procédez à des pulvérisations préventives ou curatives au souffre (bio). Il peut être utilisé en poudre à répandre sur les feuilles, les grappes atteintes voire même le sol, ceci par temps sec uniquement. D'autres alternatives existent également concernant le traitement plus nature. Vous pouvez ainsi opter pour une décoction de racines d'orties ou d'oseillePlantez des rosiers à proximité de vos vignes. Cet arbuste étant beaucoup plus sensible que la vigne, l'oïdium s'attaquera d'abord à votre rosier et vous donnera un temps d'avance pour éviter qu'il arrive à votre précieuse vigne